Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A l’issue de cette séquence de formation, vous aurez développé votre conscientisation sur les discriminations en raison du genre et de l’orientation sexuelle. Vous aurez acquis des connaissances les concepts utilisés dans ce domaine et sur l’état de la question dans le système d’enseignement. Vous aurez connaissance de pistes d’action et il vous aura été proposé des activités de réflexion pour vous aider à transférer les connaissances acquises dans votre pratique professionnelle.
Depuis les années 2010, l’Éducation nationale a fait un effort plus particulier pour intégrer la question de la lutte contre l’homophobie à l’école. Cela se manifeste entre autres par l’introduction dans les programmes d’enseignement moral et civique la lutte contre l’homophobie.

Les discriminations LGBTQI* sont susceptibles d’affecter les personnes directement concernées par ces catégories, les personnes susceptibles d’être identifiées à ces catégories ou encore les personnes ayant dans leur entourage proche des personnes concernées par ses catégories (par exemple des élèves ayant des parents qui se reconnaissent dans une de ces catégories).Il est possible de rappeler quelques éléments concernant les risques de LGBTQIphobies auxquels peut être confronté un enseignant dans sa pratique professionnelle. 

Voici quelques questions de conscientisation. Cochez les cases qui vous correspondent :

 

 
 
 
 
 

Voici quelques questions de réflexion pour vous aider à mettre en lien les connaissances, les pistes d’action et votre pratique d’enseignant :
1. Comment puis-je intervenir si j’entends des remarques négatives à l’égard d’un élève de la part d’un ou d’autres élèves en raison de son genre ou de son orientation sexuelle réelle ou supposée ?
2. Comment puis-je aborder la question avec des parents si ceux-ci me font part de leur inquiétude que leur enfant devienne « homosexuel » ou « transsexuel » parce qu’il a des goûts qui sont généralement ceux attribués socialement à l’autre sexe ?
3. Que puis-je faire pour rendre mes pratiques pédagogiques plus inclusives vis-à-vis des élèves LGBTQI* ?
4. Comment puis-je agir pour que mon établissement mette en place des actions pour le rendre plus inclusif à l’égard des élèves LGBTQI* ?
5. Comment puis-je agir si je pense qu’un élève est victime de harcèlement scolaire du fait de son genre ou de son orientation sexuelle supposée ?
6. Comment puis-je agir si je pense qu’un élève rencontre des difficultés avec sa famille du fait qu’il est LGBTQI* ?
7. Comment puis-je agir si je pense qu’un élève semble être mal dans sa peau ou à risque de suicide du fait possiblement des craintes de discrimination qu’il éprouve relativement à son identité LGBTQI* ?

Voici quelques pistes d’action pour essayer de lutter contre les microdiscriminations et les discriminations à l’égard des personnes LGBTQI*.

Avoir un langage inclusif

Essayer d’avoir un langage inclusif dans les pronoms que l’on utilise par exemple en respectant le choix des pronoms dans lequel les élèves ou les étudiants désirent être appelés.

Essayer de respecter les prénoms d’usage des élèves transgenre.

Essayer de ne pas mettre en œuvre dans ses activités et son discours des différenciations entre filles et garçons, par exemple dire : « Les filles et les garçons », mais parler plutôt des « élèves ».

Laisser entendre dans son discours qu’il y a plusieurs types de choix amoureux ou de familles possibles sans que cela n’implique une hiérarchie de préférences normatives.

Utiliser un matériel et des supports pédagogiques inclusifs

Penser que les représentations de couples ou de familles peuvent inclure des familles homoparentales ou des couples homosexuels.

Penser que les représentations de personnes peuvent inclure également des personnes transgenres ou non binaires.

Proposer des personnages permettant aux élèves LGBTQI* une identification positive.

Rendre l’environnement d’étude plus inclusif

Une des revendications des élèves ou des étudiants transgenres est d’avoir des toilettes neutres de manière à ce qu’ils ne soient pas obligés d’aller dans des toilettes où ils ont peur d’être mal reçus par les autres élèves ou étudiants. Une réflexion identique peut être menée sur les vestiaires sportifs de manière à ce que les élèves trans* ne soient pas sujets à des situations désagréables.

Solliciter les élèves ou les étudiants LGBTQI* pour qu’ils donnent leurs avis sur les questions qui les concernent

C’est ce qu’a fait l’université de Tours en proposant à un étudiant « homme trans » de conseiller l’université sur l’inclusion des personnes trans* à l’université.

Prévenir et réagir face aux situations stigmatisantes

Sensibiliser les autres élèves à la tolérance à la différence, intervenir face aux microviolences à l’égard d’élèves LGBTQI*, déconstruire les normes relativement au genre et à l’orientation sexuelle.

  •  

Proposer des contacts d’associations et soutenir les élèves et étudiants LGBTQI*

Indiquer aux élèves lors de cours de préventions les noms d’association de soutien aux personnes LGBTQI*.

Pour aller plus loin

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :