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Le terme de perversion narcissique désigne une notion théorisée au départ par le psychiatre et psychanalyste Paul-Claude Racamier dans le domaine de la psychopathologie : elle indique non pas un type de personnalité, mais une pathologie relationnelle qui consiste en une déstructuration de la personnalité dans laquelle la notion d'altérité n'existe pas. Pour la personne atteinte de ce trouble, les individus sont des objets, et elle se considère elle-même comme un objet.

Bien que les notions de « perversion narcissique » et de « pervers narcissique » ont été reprises et popularisées, elles ne sont pas reconnues par la communauté scientfique et ne figurent pas dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Plus encore, ces termes sont souvent galvaudés, renvoyant plutôt à des troubles de la personnalité narcissique.

Un pervers narcissique ou une personne atteinte d'un trouble de la personnalité narcissique est une personne qui a une image dévalorisante d'elle-même et qui se valorise en rabaissant les autres. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes par la perversion narcissique.15 déc. 2021

Les pervers narcissiques, prédateurs impitoyables

Séduction, emprise, destruction... ces manipulateurs peuvent pousser leur conjoint(e) au suicide.

Il avance toujours masqué. Il repère sa proie et ne la lâche plus. Enjôleur, compréhensif, attentif, il est à l'écoute de sa bien-aimée, qui, dit-il, est tout pour lui. Il la séduit, se rend indispensable, propose le mariage. La victime est comblée. Prise au piège, elle ne va pas tarder à déchanter. Le masque tombe, plus ou moins vite. L'homme qu'elle a épousé se révèle être un prédateur de l'amour. Docteur Jekyll et Mr. Hyde. Il humilie sa proie, la dévalorise, la culpabilise, la harcèle, provoquant les disputes, mais jamais en public. C'est un champion de la manipulation. Elle craint ses sautes d'humeur, ses colères. Elle fait tout pour arranger les choses. Mais rien n'y fait. Ce scénario est typique du "pervers narcissique".

Cette pathologie, encore discutée parmi les spécialistes, a été décrite pour la première fois par le psychanalyste Paul-Claude Racamier (1924-1996) dans un article, "Entre agonie psychique, déni psychotique et perversion narcissique", paru dans la Revue française de psychanalyse, en 1986. Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, l'a fait découvrir au grand public grâce à son best-seller Le Harcèlement moral (La Découverte & Syros, 1998). "On compte autant d'hommes que de femmes atteints, explique-t-elle. La violence des pervers narcissiques repose sur le triptyque : séduction, emprise, manipulation. Si on retrouve chez eux les traits communs de tous les pervers moraux [par opposition aux pervers sexuels], ils sont beaucoup plus calculateurs et présentent une capacité de destruction très supérieure." Auteur d'un livre récent sur la manipulation (Abus de faiblesse et autres manipulations, JC Lattès, 300 p., 18 euros), la psychiatre use d'une image forte pour les définir : "Des vampires qui ont besoin de regonfler leur estime d'eux-mêmes en vidant leur victime de sa substance."

Le pervers narcissique ne supporte pas la générosité, les pensées nobles, tout ce qui est du registre des qualités morales. "Il y a chez eux une grande jouissance associée à la transgression. Ils prennent plaisir à heurter le sens moral de l'autre ou à le pervertir, et à contourner la loi", développe Marie-France Hirigoyen. "On en voit de plus en plus, poursuit-elle. Le durcissement du monde du travail qui incite à la débrouille et à la triche a valorisé ce type de comportement. Les perversions morales, c'est-à-dire le fait d'utiliser l'autre comme un objet, sont devenues les nouvelles pathologies de notre société."

Suite de l'article du Monde ci-dessous

Eiguer, Alberto. « La perversion narcissique, un concept en évolution », L'information psychiatrique, vol. 84, no. 3, 2008, pp. 193-199.


Le concept de perversion narcissique ayant connu un certain développement, il me paraît important de le redéfinir. Il a été interprété comme un équivalent de la perversion morale, de caractère ou perversité. Je ne crois pas que cela a été l’intention de Racamier [17]. La perversion narcissique devrait être considérée comme une forme de perversion morale, celle qui conduit le narcissisme autosuffisant aux limites extrêmes de son action, mais pas comme un synonyme de perversion morale. Cela ne minimise pas l’importance du narcissisme pathologique dans chaque tableau de perversion morale.


En outre, pour ce qui concerne la perversion narcissique, l’alliage du narcissisme à deux autres éléments est fréquent : la destructivité et la tendance à l’extraterritorialité, c’est-à-dire que le sujet tente de compromettre une autre psyché.
Je rappelle d’autres entités de perversion de caractère : le sadomasochisme moral, la mythomanie, l’imposture, la pyrophilie, la kleptomanie, le jeu pathologique. (...) Il est nécessaire que nous puissions cerner les comportements pervers narcissiques dans leur spécificité.

Suite de l'article ici : 

https://www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2008-3-page-193.htm

L'EMPATHIE N'EXISTE PAS CHEZ LE PERVERS NARCISSIQUE (PN), L'AUTRE EST CHOSIFIE, IL EXISTE PLUSIEURS DEGRES DE PN MAIS NUL TRAITEMENT N'EST POSSIBLE D'AUTANT QUE LE PN NE SE RECONNAIT JAMAIS COMME TEL, IL EST INUTILE DE VOULOIR CHANGER UN PN, CE SERAIT JOUER AU DON QUICHOTTE, COUPEZ LES PONTS, FUYEZ-LE... SONT D'AVIS TOUS LES SPÉCIALISTES

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