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Développement personnel, la vie rêvé

Certes, il n’y a pas de mal à chercher la plénitude, mais cessons de culpabiliser face à cette injonction permanente à se faire du bien. Lâchons-nous les baskets !

Que celle (ou celui) qui n’a jamais pris la résolution de commencer sa journée en buvant une eau citronnée (en guise de détox) et en effectuant quelques salutations au Soleil (pour célébrer cette journée qui commence) ose se manifester. Nous avons rarement tenu le rythme plus de quelques jours car l’idée de mettre le réveil quinze minutes plus tôt finissait par nous stresser (et le jus de citron à jeun nous donner mal au cœur) mais, malgré tout, à force de lire ou d’entendre tous les bienfaits physiques et mentaux de ces pratiques, nous y revenons régulièrement. Et nous ne sommes pas une exception. Il suffit d’avoir un compte Instagram ou d’acheter un magazine pour être bombardé d’injonctions à vivre pleinement l’instant présent en chassant les pensées négatives qui polluent notre cerveau. Et pourquoi pas ? La vie n’est pas toujours une partie de plaisir et chacun s’en sort comme il le peut : si une salutation au Soleil peut aider, c’est formidable, bien mieux que des médicaments. (...)

Ce qui est plus contestable, c’est l’injonction permanente et le business qu’elle génère, porté par un contexte politico-économico-sanitaire terriblement anxiogène. Le monde de l’édition, qui publie à tour de bras des guides de développement personnel qui cartonnent, l’a bien compris. L’univers du tourisme aussi qui vend des semaines «bien-être» à des prix souvent faramineux. Cet engouement pousse certain·e·s à s’autoproclamer «guérisseurs de l’âme», ce qui part d’une très bonne intention mais peut s’avérer dévastateur sur une personne en souffrance quand le «guérisseur» est un escroc. Il n’y a pas de mal à se faire du bien, nous sommes d’accord, mais cessons de culpabiliser pour la moindre entorse faite à la vie rêvée, ne fuyons pas systématiquement les pensées négatives qui finiront par nous rattraper un jour et, surtout, vérifions bien les compétences et le background de la personne à qui nous confions notre âme, notre mental et notre corps. En gros, lâchons-nous un peu les baskets.

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